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Compréhension du «stress post-traumatique»

L’imagerie cérébrale : une nouvelle étape dans la compréhension du « stress post-traumatique »

Une étude publiée dans la revue «Sciences» du 14 février 2020 vient apporter de nouveaux éléments sur la compréhension du «stress post-traumatique».
 

L’imagerie cérébrale : une nouvelle étape dans la compréhension du « stress post-traumatique »

Une étude publiée dans la revue « Sciences » du 14 février 2020 vient apporter de nouveaux éléments sur la compréhension du « stress post-traumatique ».

On sait que ce dernier est susceptible de se développer chez des personnes ayant été confrontées à des évènements effrayants.

On sait aussi qu’il peut survenir après tout type de traumatisme, de l’attentat à la catastrophe collective, jusqu’au « simple » accident de la circulation.

Ces études ont permis de modifier notre regard sur le rôle même que joue le cortex

dans le mécanisme du « stress post-traumatique ».

Dans la séméiologie du « stress post-traumatique », on note, entre autres, l’intrusion de souvenirs, d’images, de sensations associées au traumatisme vécu.

Celles-ci peuvent bouleverser la vie quotidienne de la victime et la place parfois dans une détresse pouvant aller jusqu’à des comportements d’évitement afin de fuir toutes les situations susceptibles de lui rappeler le traumatisme…

A la suite des attentats du 13 novembre 2015, plusieurs études interdisciplinaires - dont le projet « Remember » - ont été conduites afin de mieux comprendre ce traumatisme et améliorer la prise en charge des victimes.

Ces études ont permis de modifier notre regard sur le rôle même que joue le cortex dans le mécanisme du «stress post-traumatique».

Alors qu’on pensait jusqu’à présent que les souvenirs intrusifs s’expliquaient uniquement par un dysfonctionnement de la mémoire (visible particulièrement sur le plan anatomique au niveau de l’hippocampe), l’étude d’imagerie Inserm émet l’hypothèse que leur apparition serait plutôt liée à un dysfonctionnement des connections cérébrales situées entre la région de contrôle (cortex frontal) et la région des souvenirs (hippocampe).

Pour le dire autrement, la personne souffrant de « stress post-traumatique » présenterait une défaillance des mécanismes permettant de supprimer ou de réguler les régions de la mémoire lors d’une intrusion !

Ce constat pourrait ouvrir la voie à de nouvelles pistes de traitement.

En effet, alors que la plupart des thérapies actuelles travaillent sur les souvenirs eux-mêmes, une nouvelle approche thérapeutique pourrait concerner la stimulation les mécanismes concernés, en les déconnectant des évènements traumatiques.

On mesure à travers cette évolution la progression des connaissances à propos de cette pathologie singulière, à la séméiologie complexe.

L’époque est loin où le « stress post-traumatique » été considéré sous le seul angle psychanalytique sous le vocable de « névrose post-traumatique ».

Pour en savoir plus : Lire l'article

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